1950s vintage Ray-Ban cat-eye sunglasses advertisement featuring green frames and retro styling

Le Harlequin est devenu le Cat Eye

Le modèle « Arlequin » est devenu l’« Œil de chat »

Une monture qui a tout changé.

Certaines formes perdurent à jamais dans la mode, et l’emblématique « Œil de chat » en fait partie. Courbée avec une pointe relevée qui ressemble plus à une ponctuation qu’à une monture, la forme « Œil de chat » est depuis longtemps un symbole de classe sociale, de féminité et de mode. Elles ne se contentent pas d’accentuer la personnalité dans les lunettes, elles l’encadrent !

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Initialement appelée « Arlequin », la monture « Œil de chat » était l’idée d’Altina Schinasi, une sculptrice, cinéaste, actrice, entrepreneure, étalagiste, designer et inventrice américaine. Inspirée par les silhouettes des masques vénitiens d’Arlequin, elle a imaginé une monture qui mettrait en valeur, et non pas dissimulerait, le visage. Rejetée par tous les grands fabricants d’optique de l’époque, elle a finalement trouvé un partenaire en 1939 chez Lugene, une boutique de Madison Avenue à New York. C’était un risque discret qui a tout changé. Une rédactrice de Vogue a acheté une paire dans le magasin, et, juste comme ça, ce qui n’était au départ qu’un concept sculptural est devenu un phénomène culturel.

Un changement culturel

Au début, les montures « Œil de chat » étaient proposées dans des tons sombres et discrets. Mais une fois que l’acétate, un matériau riche et sculptable traditionnellement utilisé pour les peignes à cheveux espagnols ornés, est apparu, la couleur a transformé la catégorie. Soudain, les femmes ne se contentaient plus de porter des lunettes, elles les collectionnaient. Elles changeaient de montures pour les assortir à leurs tenues. Elles s’habillaient avec intention, jusqu’à la ligne des sourcils.

Dans les années 1950, les « Œil de chat » étaient devenues un genre à part entière. Chaque opticien, chaque maison de couture, en proposait une version. Ce n’étaient plus de simples lunettes, elles étaient devenues un symbole de la haute couture.

Quelques décennies plus tard, et la monture « Œil de chat » est toujours d’actualité. Marilyn Monroe l’a rendue joueuse et sensuelle en 1953, souvent vue avec des paires incrustées de strass qui correspondaient à sa personnalité de « bombeshell ». Grace Kelly la portait avec douceur, raffinée et intemporelle en 1955, tandis qu’Audrey Hepburn lui a donné un coup de projecteur dans Breakfast at Tiffany’s en 1961, où ses audacieuses « Œil de chat » noires sont devenues aussi mémorables que sa petite robe noire. Elizabeth Taylor penchait pour le drame, associant la sienne à des diamants et à de l’eye-liner en 1963.

Plus récemment, des artistes comme Rihanna (2014) et Beyoncé (2016) ont redéfini la silhouette avec puissance et audace, transformant la monture en une armure moderne. Sur les podiums, Lady Gaga (2011) et Dita Von Teese (2009) ont exploré ses extrêmes, des formes sculpturales surréalistes au purisme vintage. Et maintenant, une nouvelle génération, Bella Hadid (2018), Zoë Kravitz (2021) et Jenna Ortega (2025), la fait perdurer avec notre propre paire AZYR. La monture « Œil de chat » traverse magnifiquement les décennies, les visages et les humeurs. Chaque porteur lui donne une nouvelle signification. Et pourtant, son âme reste la même.



Forme, âme et symbolisme

La silhouette relevée imite un sourcil remonté et un cil allongé, des formes traditionnellement associées à l’attention, à l’élégance et à la séduction. La monture ne se contente pas de compléter le visage, elle dramatise le regard. À la fois féminine et affirmée, elle incarne à la fois la beauté et une puissance élégante.

Bien qu’elle soit devenue célèbre aux États-Unis, son influence a traversé les continents. En France, elle est liée au chic du vieil Hollywood. Au Japon, elle a été réinterprétée à travers des proportions inspirées des mangas. Et en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, des montures d’archives en filigrane d’or et aux teintes dégradées continuent d’apparaître sur les marchés et dans les héritages familiaux. Chaque région offre sa propre interprétation, mais la silhouette reste indéniablement emblématique.

Aujourd’hui, des marques comme Anna Sui et Miu Miu continuent de jouer avec la forme, la transformant en surréalisme et en drame, mais son origine reste ancrée dans l’intention.

Et dans une ère moderne de cycles de tendances sans fin, seuls l’original et l’authentique résisteront à l’épreuve du temps.

Les authentiques montures « Œil de chat » vintage étaient fabriquées à partir d’acétate de cellulose de haute qualité, coupées à la main, moulées à chaud et conçues pour vieillir avec grâce. Contrairement à de nombreuses montures modernes produites en série, les premières « Œil de chat » étaient équipées de charnières solides à sept barillets et de ponts de nez sculptés, des détails destinés à durer. Elles n’étaient pas conçues pour une saison. Elles étaient construites pour des décennies, et elles ont survécu à toutes les tendances depuis.

Procurez-vous la vôtre

Quand vous trouverez la bonne, vous le saurez. Parce qu’elle ne fera pas que vous aller. Elle vous semblera être la pièce manquante que vous cherchiez depuis toujours.

Des montures vertes ornées de strass des années 1950 aux rares paires sculpturales d’Alain Mikli des années 1980, ces lunettes sont devenues des pièces convoitées dans les cercles vintage, et ont même acquis un statut culte. Les collectionner, c’est archiver l’histoire de la mode, un artefact portable qui restera fort dans la prochaine ère.

Vous voulez un morceau de cet héritage ? Découvrez nos Smooches : Lunettes de soleil Alain Mikli des années 1980, une silhouette « Œil de chat » remarquable, sélectionnée et restaurée par AZYR Specs. Une monture unique en son genre, issue de l’une des époques les plus inventives de l’optique.

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